DROIT 14 mars 2019

Les ASBL dotées de subsides APE sont comme « de petits oiseaux dans un nid »

La réforme APE ne va pas suffisamment loin selon Philippe Destatte, président de l’Institut Destree. Beaucoup d’ASBL ne produisent à ses yeux aucune valeur ajoutée qui pourrait être redistribuées dans des politiques d’aides globales. Dans cet entretien, il explique que les associations doivent apprendre à voler de leurs propres ailes en intensifiant leur activité commerciale pour dégager des marges.

Président d’une ASBL et partisan d’une version plus forte de la réforme APE : deux casquettes a priori contradictoires dans le Non-marchand. Philippe Destatte, dirigeant de l’Institut Destree, fait cependant partie de ces personnes.

Tout d’abord, la philosophie des aides APE est dépassée, selon lui. Si le gouvernement lance cette réforme, c’est qu’il « reconnait que cette politique ne constituait plus une aide favorisant l’insertion des demandeurs d’emploi inoccupé. C’est devenu une vraie politique structurelle d’aide aux associations », explique-t-il. « L’esprit même du décret de 2002 a progressivement été détourné. Normalement, le but des politiques d’impulsion est de trouver un travail qui les sorte des difficultés, voire un premier emploi. »

« Les ASBL doivent produire de la valeur ajoutée »

Selon Philippe Destatte, la Wallonie affiche un déficit de 90.000 emplois « producte

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