Partout en Belgique, des ASBL investissent désormais du temps, de l'argent et des compétences pour attirer des mécènes privés. Cette montée en puissance du financement philanthropique constitue-t-elle une opportunité pour le secteur associatif ou risque-t-elle, à terme, d'en modifier les équilibres ?
Pour Caroline Demeyère, professeure spécialisée en management associatif à l'UCLouvain, il ne s'agit pas d'une crise passagère mais d'une transformation profonde du modèle de financement associatif. « On est sur une mutation qui s'est amorcée depuis les années 80. Il y a eu un recul d'une modalité de financement qui était dominante en Europe : des financements de fonctionnement stables et importants. Le passage à l'appel à projets, puis au marché public, ça a laissé des traces au niveau des temporalités et des logiques. »
La générosité privée à la rescousse ?
Concrètement, les assoc