Adressée aux nombreux ministres wallons et bruxellois dont les compétences contribuent à la transition écologique, la lettre rappelle que préparer l’avenir ne peut pas se limiter à réparer les dégâts : il faut aussi planter des graines.
Parmi elles, celles de l’éducation à l’environnement. Climat, biodiversité, alimentation, mobilité, énergie, eau, consommation… : chaque jour, les associations sensibilisent, forment et accompagnent des milliers d’enfants, jeunes et adultes pour leur permettre de comprendre les enjeux écologiques et d’agir à leur niveau. « Prévenir coûte moins cher que réparer. Aucune prospérité économique ne pousse dans un désert écologique et éducatif », pointe Christophe Dubois, directeur du Réseau IDée
La lettre rappelle également le paradoxe budgétaire : les subsides consacrés à la sensibilisation à l’environnement représentent environ 0,03 % des budgets wallons et bruxellois (10 millions au total des deux régions), tandis que les conséquences des événements climatiques se chiffrent déjà en centaines de millions, voire en milliards d’euros.
Une perte de plus de 100 emplois sur les deux dernières années
Le réseau IDée rappelle : « Le secteur a pourtant déjà été fortement fragilisé par l’austérité budgétaire. À Bruxelles comme en Wallonie, les diminutions de subsides et les non-indexations ont entraîné la perte de plus de 100 emplois sur les deux dernières années (10% de l'emploi du secteur). » De nombreuses actions de sensibilisation et d’accompagnement ont ainsi disparu, alors même que les besoins ne cessent de croître.
Plus de 1.000 signatures en quelques jours : une mobilisation qui dépasse largement le seul secteur de l’éducation à l’environnement. Elle appelle les gouvernements à stopper l’érosion de ces financements et à réinvestir dans ces actions qui, chaque jour, plantent les graines de la transition.