RESSOURCES HUMAINES 28 janvier 2020

Une présidence citoyenne pour les ASBL prochainement ?

Un projet de présidence citoyenne pour le centre culturel de Verviers ou de la maison verviétoise des Sports en discussion ? C’est en tout cas ce que rapporte La Meuse – Verviers ce mardi 28 janvier. Ce projet, mené par les trois partis d’opposition à Verviers (cdH, Ecolo, PTB) est en réflexion.

On le sait, diriger une ASBL demande une certaine gymnastique d’esprit. Mais lorsque des dirigeants jonglent entre les différentes tâches d’organisation et des fonctions politiques cela peut poser problème.

Une présidence sans conflits d’intérêts

En effet, les partis d’opposition de Verviers (cdH, Ecolo, PTB) ont constaté que, bien souvent, les présidents d’ASBL dites paracommunales sont également échevins, ce qui peut amener à des conflits d’intérêts. Le porteur du projet, Claude Orban (cdH), explique que c’est une situation qu’il a lui-même vécue. Être échevin et président d’ASBL, une situation impossible ? « Lorsqu’on fait des budgets que l’on doit soi-même voter, c’est parfois un peu gênant » explique Claude Orban.

Un projet alliant politique et citoyenneté

Ainsi, il estime que les ASBL ne devraient plus être portées par des mandataires politiques, mais par des citoyens. Pour lui, cette présidence citoyenne permettrait de répondre aux attentes des citoyens qui veulent « un autre style de gouvernance, de l’ouverture ». Cela permettrait également de renforcer l’associatif à Verviers.

Pour autant, il ne sépare pas politique et ASBL. « Je pense qu’il serait opportun de faire travailler ensemble le politique et l’associatif pour arriver à des accords communs », précise-t-il. Il voit bien une présidence citoyenne avec une vice-présidence politique.

Les discussions continuent

Cependant, ce projet porté par l’opposition n’est pas encore accepté par la majorité de Jean-François Chefneux (l’échevin compétent, Nouveau Verviers). Pour lui, « la question n’est pas mûre et la manière de l’amener n’est pas la meilleure ». S’il n’est pas opposé à l’idée, son application n’est pas définitive. Pour remédier à cela, les discussions continuent. La question sera surement débattue « dans un groupe de travail » estime-t-il. Reste à voir l’évolution du projet