Réseaux sociaux : jusqu’où un travailleur peut-il critiquer son ASBL ?
À l’ère du tout numérique, les vies privée et professionnelle sont souvent entremêlées. Un travailleur peut-il mentionner son entreprise sur ses réseaux sociaux privés ? Comment réagir si un travailleur critique son employeur sur Internet ? L’ASBL peut-elle mettre des limites à l’usage des réseaux sociaux ou de l’e-mail professionnel ? Rappel des principes et mise en place de bonnes pratiques.
Des principes de bases…
En tant que citoyen, un travailleur a le droit à la liberté d’expression, ce qui inclut son droit à critiquer son employeur ou encore son entreprise. Mais parallèlement, le contrat de travail qui lie le travailleur et l’employeur oblige au respect et à des égards mutuels.
De plus, l’un des éléments constitutifs du contrat de travail est le lien de subordination. De cette subordination, ou autorité hiérarchique, découle également l’obligation de loyauté du travailleur, laquelle se traduit par le fait de ne pas tenir de propos dénigrants à l’égard de son employeur, tant sur le lieu de travail qu’en dehors, comme sur les réseaux sociaux.
… à la réalité
Enfreindre les obligations découlant du lien de subordination pourrait constituer une faute grave, et un licenciement. Mais qu’en est-il de la vie privée des travailleurs et de leur liberté d’expression, da
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